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La péritonite infectieuse féline (PIF)

Pathogénie

Elle est provoquée par un coronavirus. A l’origine, c’est un virus qui ne touche que l’intestin, et de nombreux chats en sont porteurs, même sans avoir développé de symptômes. Certains de ces virus vont muter, devenir beaucoup plus agressifs et déclencher la péritonite infectieuse féline (un chat sur dix séropositifs pour le coronavirus va développer une PIF).

C’est une maladie qui se retrouve beaucoup plus fréquemment dans les groupes de chats, où le coronavirus entérique, une fois introduit, se transmet rapidement à tous les individus. De plus en plus d’élevages tentent donc d’éliminer le coronavirus de leur cheptel (par des tests de diagnostic et la séparation des animaux négatifs et positifs).

Signes cliniques

Il existe deux formes de PIF : la PIF humide qui se caractérise principalement par des épanchements de liquide dans les cavités thoracique et abdominale ; la PIF sèche qui n'est pas accompagnée d’épanchements.

La PIF humide peut provoquer notamment des difficultés respiratoires, un gonflement abdominal, des muqueuses (conjonctive, bouche) pâles ou jaunes.

La PIF sèche déclenche des signes très variables, et est plus difficile à diagnostiquer. Parmi les signes parfois visibles : des vomissements, une augmentation de la prise de boisson et d’émission d’urine, des muqueuses jaunes, une paralysie, des problèmes de démarche, l’oeil qui devient bleu ou blanchâtre, qui coule,...

La PIF, une fois déclenchée, amène à la mort du chat dans 95% des cas ! De nouveaux traitements, qui donnent davantage d’espoir, sont aujourd’hui envisageables mais malheureusement encore très coûteux à l’heure actuelle. Parlez-en avec votre vétérinaire.

Vaccination

Un vaccin est possible, mais il n’offre malheureusement que 75% de protection. Il est réalisé ou non en fonction du risque estimé par rapport au mode de vie du chat. Il se fait par voie intra-nasale, deux fois à 3-4 semaines d’intervalle, à partir de 16 semaines.

Comme vous pouvez le constater, ces maladies, et d’autres, causent chez votre animal des signes cliniques qui parfois se ressemblent. D’autre part, deux animaux souffrant d’une même maladie peuvent présenter des symptômes très différents. Un examen clinique réalisé par le vétérinaire, éventuellement associé aux examens complémentaires qu’il jugera utiles, sont nécessaires pour obtenir un diagnostic exact, qui permettra de traiter adéquatement votre animal.


Les informations diffusées sur ce site n’engagent que ma propre responsabilité, et sont fonction des études actuelles
qui me sont connues en médecine vétérinaire, ainsi que de mon expérience personnelle. Des avis différents peuvent être justifiés par ailleurs.